je lis et je relis et relis la depeche.
je ne crois pas mes yeux.
Ingrid, ma Ingrid a moi est enfin libre!
c'est du bonheur. Du pur bonheur.
Je n'y crois pas :D
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21 juin.
Une date que j’aime bien célébrer.
La fête de la musique est aussi ma fête !
La musique qui circule dans mes veines, la musique que je respire, que j’injecte dans mon esprit.
La musique que je vis et que je savoure !
Ceux qui me connaissent déjà, savent très bien combien j’apprécie la musique, toute la musique, que ce soit rock, jazz, rap, reggae…et toutes autres nouvelles tendances.
Et chaque année je découvre de nouveaux artistes. Cette année était celle des artistes palestiniens. Rim Banna a su me transporter dans un autre monde, celui de la musique palestinienne engagee, qui défie toute sorte d’oppression ! Rim qui combat avec ses paroles et sa voie ceux qui abusent son peuple, qui le massacrent, qui l’oppressent !
Rim qui défend la cause palestinienne, le droit au retour, qui croit en la paix, la fraternité et le
pardon !
Autre que Rim, c’était le rap palestinien !
Ramallah Underground, quel phénomène ! Ce groupe formé de très jeunes artistes se produit un peu partout dans le monde avec des paroles qui vous explique la vie a Gaza, une sorte de « Tales from the frontline », « de reporting live » de « another occupied town »
Et le top du top, était hier, lors de la fête de la musique au centre ville.
« I-voice » connu sous le nom de « Invisible Voice » un group rap des camps palestiniens au Liban.
Jusqu'à présent, c’est le meilleur rap arabe que j’ai écoute.
Ce groupe qui mêle le politique au social a la situation dans les camps palestiniens, aux ambitions des jeunes, aux relations sociales, un autre genre de rap engage, avec un beat tres original, très arabe, darbouka et percussions !
Je croise les doigts pour ce groupe.
Cette année, Beyrouth a pu célébrer cette fete, en paix si j’ose dire.
Y avait pas trop de gens comme les années précédentes, mais trop d’ artistes connus aussi !
Et J’ai du rater le group Meen que j’aime bien !
« Meen » connu par son répertoire sarcastique, a pu s’affirmer comme un groupe polyvalent qui s’intéresse aussi aux problèmes de la vie.
Le groupe continue de lancer une guerre contre la pop libanaise et se sert de l’accent libanais et des paroles sarcastiques pour décrire l’ambiance, la cuisine, les villages et les traditions libanaises.
Bonne fête de la musique et a la prochaine !
Channel 1 :
Je me demande souvent a quoi sert les cours d’histoire ?
Les cours d’histoire libanaise.
En passant devant une des classes secondaires ce matin, j’ai entendu le prof d’histoire ( qui était aussi mon prof _) expliquer le chapitre du Grand Liban ( je ne suis pas sure si c’est bien traduit)
Bref, ce chapitre sur Le fameux général Gouraud…
L’histoire ca m’a toujours fascinée.
Mais vraiment, a quoi sert ces cours la ?
Quand est ce que mes étudiants, les enfants de mes cousines, de mes amies, les miens ( peut être) pourront vraiment savoir l’ histoire de leur pays !
La guerre « civile »
L’invasion israelienne.
Ce que tous ces malins, méchants, fous, bourrins, bouffons, imbéciles ont fait de ce très beau pays…
L’histoire du présent !
Quand ?!
Channel 2 :
Est-ce que tout le monde est sexuellement frustré ?
Et mes étudiants !
Channel 3 :
Je vois trop des femmes qui portent des croix au coup récemment. Des croix de plus en plus énormes et gigantesques.
C’est fou ce pays !
Channel 4 :
Vous avez vu ces nouveaux blocs de béton posés sur l’autoroute de dora pour séparer les 2 sens ?
Des BLOCS EN BETON !
Plantez des fleurs, des arbres, des oliviers !
Comme s’il n’y en a pas assez de béton autour de nous !
Channel 5 :
Comment un type, pauvre, qui touche a peine 400 000 L.L, et qui a une sinusite, pourra faire un scanner quand ce dernier coûte 130 $ ?
Channel 6 :
Comment est ce qu’on pourra évoluer « culturellement » avec des chaînes comme JaraS ?
Channel 7 :
Est-ce que quelqu’un a pu jouer Vice City mais la version made in Syria ?
Eh bien ca c’est de la folie ! Vous verrez les portraits du chef du hezb accrochés partout dans les rues de « Vice City » pour enfin arriver au sommet avec un Hotel qui lui appartient !
Channel 8 :
Quel genre de restaurant s’appelle tsunami ?
Comment donner le nom d’une catastrophe naturelle a un restaurant ?
Channel 9 :
La fille de mon amie joue avec une poupée (version barbie) mais voilée.
Une sorte de "Foulla", aussi made in Syria.
Channel 10 :
Est-ce Joumblat est devenu ami avec tout le monde ou bien je commence a
halluciner ?!
Fin de cette edition. merci de votre fidelite!
Qui l’aurait cru ?! je ne termine jamais ce que je commence !
Et c’est grâce a vous chers lecteurs, fidèles, réguliers, non réguliers que j’écris toujours et que je m’exprime souvent (avec quelques fautes de frappe et d’orthographe)
Merci pour votre fidélité et vos commentaires.
En espérant un jour voir la blogosphere libanaise s’élargir de plus en plus et avoir sa propre force sur
la scène de la société civile !
Ce soir, je me permets de mettre un article rédigé par Samir le 28 janvier 2004, un de mes articles preferes, avec légère modification ( Bold sur les phrases que j’aime bien)
Samir qui a su un jour me vendre, ou même me louer un rêve qui nous appartenait depuis la nuit des temps.
Le rêve de voir notre pays enfin souverain.
Le rêve d’être une journaliste qui pourra, un jour, se révolter, pour réclamer ce rêve.
Le rêve d’être une citoyenne de ce monde …
Ta révolution me manque.
Ta jeunesse me manque.
Ton amour pour la jeunesse me manque.
Le communique du reve, par Samir Kassir, traduit de l’arabe par Mahmoud Harb, Al Nahar, 28 janvier 2004.
« Je ne sais qui le distribuait dans la rue. Je m'en souciai peu au début, croyant qu'il s'agissait d'une brochure quelconque. Puis le titre attira mon attention : « Le communiqué du rêve ». Je me dis : « rêvons », et je me mis à lire. Le rêve était beau. En effet, le communiqué contenait ce qui suit :
« Nous soussignés citoyens libanais,
révoltés par l'état actuel de notre pays en termes de décadence de la morale publique, d'embourbement dans les conflits personnels mesquins et de falsification de la vie politique empêchant toute adaptation aux boulversements et métamorphoses gigantesques qui ont lieu dans notre entourage et qui pèseront lourd sur notre avenir et sur celui des générations futures et alors que nous sommes à la veille d'élections, aussi bien municipales que présidentielles sans oublier les législatives et dont nous attendons qu'elles fournissent nos institutions en sang nouveau, nous nous sommes interpellés pour lancer un cri qui proclame notre aspiration à un changement radical dans la marche et le devenir de l'Etat libanais.
Treize ans après la fin des conflits armés au Liban, il est évident que les libanais, tous les Libanais, n'ont pas seulement perdu leurs guerres mais ont également raté le train de la renaissance, soit de leur propre gré soit en dépit de leur volonté, et sont désormais menaçés de perdre la dernière lueur d'espoir.
Après treize ans de destruction continue des bases de la vie nationale, treize ans qui ont d'autant plus anéanti ce que la guerre avait déjà dévasté et continué d'épuiser le potentiel humain du pays, la soif du changement n'est contrebalancée que par le désespoir de voir ce changement se réaliser dans l'ombre d'une classe politique rongée par l'égoïsme et handicapée par son défaut de qualités morales et de visions d'avenir.
Après treize ans de destruction tantôt systématique et tantôt chaotique des perspectives d'une renaissance intégrale du pays et de tentatives inlassables de semer le désespoir dans les esprits de citoyens continûment incités à abandonner tout rôle politique dans la gestion de leurs affaires, le progrès n'est devenu rien qu'un beau rêve, un rêve que la junte au pouvoir et ceux qui sont derrière elle s'accordent pour laisser aussi loin que possible de la réalité. Mais le rêve n'est pas hors de portée. Il est amorçé lorsqu'on frappe les portes du réel, du moment où l'on ose le proclamer. Le rêve est ce qu'on commence à réaliser lorsqu'on en crie notre besoin.
Nous soussignés citoyens libanais réalisons totalement que nos différences culturelles, politiques et confessionnelles pourraient justifier pour certains le désenchantement et le négativisme. Cependant, nous réalisons également que notre rêve d'un pays sain n'est que renforcé par ces différences. Ce à quoi nous rêvons est aussi simple que la croyance au lendemain.
Ce à quoi nous rêvons est un pays qui puise dans ses différences pour en faire une source de force et de cohésion, un pays libéré des chaînes des égoïsmes confessionnels et claniques.
Ce à quoi nous rêvons est un Etat qui appartient à tous ses citoyens et seulement à ses citoyens, un Etat renforcé par une justice indépendante et par une représentativité populaire indubitable, un Etat que n'emprisonnent ni le confessionnalisme ni le clientélisme.
Ce à quoi nous rêvons est une société que n'enchaînent pas des allégeances imposées et dont les divisions ne sont pas surveillées par les patrouilles des services de renseignement, une société dont la liberté est garantie par l'égalité des chances.
Ce à quoi nous rêvons est une culture démocratique qui récupère son dynamisme pour contribuer à la renaissance de la démocratie arabe, une culture qui prend le parti pris de la libération de la Palestine et qui n'a pas peur de la liberté de la Syrie et de l'Irak.
Nous soussignés citoyens libanais,
alors que nous comprenons que la cristallisation du changement n'est pas seulement conditionnée par la
transformation des règles qui régissent le fonctionnement de la classe politique gérant le pays, nous accueillons les prémices-même timides-du changement qui commencent à apparaître à Damas et
qui indiquent, en dépit de leur trébuchement, que la tutelle du régime syrien sur le Liban voit approcher sa fin. Et nous appelons les responsables de cette tutelle à amorçer le dialogue national
et la réconciliation chez eux. En effet, il n'est de garantie pour le Liban telle que la démocratie en Syrie. Et il n'est de garantie pour la
Syrie tel qu'un Liban sain et uni.
Mais nous réalisons aussi que quelles que soient les responsabilités qui reviennent au régime syrien du fait de la tutelle qu'il exerce depuis treize ans sur l'Etat libanais, il incombe en premier aux citoyenx libanais de définir la trajectoire qui pourrait nous ouvrir les portes de l'avenir et matérialiser l'espoir de changement. D'où nous appelons toutes les forces de la société libanaise à agir pour actionner la roue du changement et ce en faisant pression pour la formation d'un gouvernement transitoire qui superviserait les élections présidentielles et l'organisation de la fin du système de tutelle, ainsi que la refondation de la République du Taef et qui commencerait à guérir les séquelles que les périodes de guerre et d'après-guerre ont laissées.
Le gouvernement souhaité doit réunir la capacité de représenter les différentes parties libanaises, les qualificatifs des moeurs républicaines infaillibles ainsi que l'efficacité administrative moderne. Seul un tel gouvernement serait capable d'accomplir les mesures qui permetteraient de rendre la considération à la politique libanaise et de rééquilibrer la République. Et les plus importantes de ces mesures sont :
- la fixation d'un calendrier de retrait des forces armées syriennes, à commencer par le retrait des services de renseignement syriens et la délimitation des lieux de positionnement des unités dont le retrait pourrait être retardé du fait du dit calendrier
- l'application de l'article des accords du Taef quant au découpage administratif du territoire libanais en vue de mettre en place la loi électorale énoncée dans ces accords
- l'unification des services de renseignement libanais et la rationnalisation de leur fonctionnement conformément à la Constitution et à la Déclaration des Droits de l'Homme et l'ostracisme des symboles responsables de l'utilisation de ces services à des fins politiques personnelles ou partisanes
- la libération de la justice des ingérences des politiciens et des services de renseignement
- la protection des personnes et des partis ayant milité dans les rangs de la résistance à l'occupation israélienne conformément aux conditions conventionnelles nécessaires à la conservation du tissu social libanais
- la poursuite de la dissolution des milices armées et de la collecte des armes que ces dernières possèdent
- la reconsidération de la loi d'amnistie quant à la compréhension de tous les crimes liés à la guerre et ce jusqu'à la date de dissolution des milices sans nulle distinction entre une victime et une autre, la constitution d'un organisme qui procèderait à la requalification des crimes politiques commis durant et après la guerre, et la libération des détenus politiques et le retour des exilés
- la prise de possession des armes des camps palestiniens après leur regroupement par l'Organisation de Libération de la Palestine et la négociation avec les instances européennes et internationales pour améliorer les conditions de vie des réfugiés en attendant la solution qui leur permettrait de rejoindre l'Etat palestinien prévu dans « la feuille de route »
- la poursuite des politiques de rationnalisation financière afin de mettre en place les mécanismes de Paris 2
- la mise en place d'une procédure d'audit des comptes publiques et la précision des sources d'intervention des politiciens dans la distribution des butins
- la réouverture des dossiers juridiques liés à des scandales financiers et bancaires qui ont été étouffés à la hâte
- la mise en place d'un chantier national au sujet de l'avenir de l'Université Libanaise et de l'enseignement publique
- l'élaboration de négociations avec le régime syrien afin de mettre en évidence les brèches du traité de « fraternité, de coopération et de coordination », et d'arriver à la plus grande complémentarité possible entre les économies des deux pays.
Citoyens,
Depuis que la guerre prit fin, le pays ne connut jamais pareilles conditions. Mais le mécanisme de fonctionnement
des institutions veut que ces conditions déplorables soient une opportunité de renaissance. C'est que nous sommes à la veille de l'élection d'un nouveau président de la République. Que cette
élection soit au moins une occasion d'affirmer notre besoin d'une renaissance morale républicaine.
Citoyens, dites votre mot sinon l'occasion sera perdue à jamais ».
***
Je ne croyais pas ce que je lisais. Ceci était impossible. Personne dans le pays n'osait même plus rêver. Et j'avais raison. Je regardai autour de moi dans la rue. Il n'y avait ni communiqué ni distributeurs mais un convoi de voitures américaines luxueuses appartenant à un responsable, circulant au milieu des hurlements. Je me ressaisis et regrettai immédiatement de m'être réveillé de mon rêve. »
Akh !
La scène alternative bouillonne a nouveau. Des concerts, des cds un peu partout.
« Tout est politique » m’a dit un jour mon professeur.
Même la musique, la scène…ça tourne autour d’un seul thème : la politique, notamment au Liban.
Le président élu, boom, 5 concerts en une même semaine.
Le gouvernement formé, boom, 10 autres concerts.
Une bombe par ci, une autre par la, dej, annulation des 100 autres concerts prévus.
Bon, restons optimistes !
Je m’efforce a faire connaître la scène alternative libanaise - que j’aime bien – a tous les personnes que je rencontre : mes élèves, mes collègues, ma mère et même mes petits cousins.
Nous avons des talents que je n’ai pas vus ailleurs.
Donnez nous un espace de paix…
Nous respirons l’art, la musique et la joie de vivre…
Donnez nous « la chance » de « rester » heureux et de transmettre cette joie au monde.
En attendant, ne ratez pas 2 concerts cette semaine : celui de Ziad Sahhab au théâtre Babel a Hamra.
Et celui de Rima Khcheich, ma preferee, au théâtre Pierre bou Khater.
ziad Sahhab et Chahhadeen ya Baladna prise par Nayla Rached
Baabda aura des demain un nouveau locataire!
Qu’on l’aime ou pas…
Qu’on craigne une répétition, ou une reproduction copie conforme de notre très fameux Lahoud…
Le nouveau président a su nous attirer par son discours !
C’est sur un terrain miné qu’il a marchee ce soir…
Une bonne partie de son discours a été consacrée aux jeunes, aux immigres et a une cause a laquelle je tiens bien, la libération des détenus libanais dans les prisons ( sans même nommer ces prisons, mais bon !)
Il veut tout changer…avec prudence…sa prudence !
De la nécessite d’établir des relations privilégiées entre le Liban et la Syrie, des relations diplomatiques et de tracer les frontières a l’ importance du tribunal international…
Mais le plus grand terrain miné était la partie concernant le hezb!
Apres un hommage aux hommes de la résistance,une petite mise au point de la part du « GENERAL » : il faut éviter que la resistance s’ingère dans les affaires internes libanaises
« les armes présentes au Liban ne devaient être pointées que sur les ennemis du pays »
Et comme disait mon ami : il faut dire je suis libanais donc j’espère.
Nous espérons ! Nous rêvons ! Nous respirons ! C’est toujours du suspense dans ce pays, que j’adore !
Ah une petite anecdote, prise du site iloubnan :
« La télévision officielle syrienne a salué dimanche l'élection "historique" du général Michel Sleimane, un pays qui a su "surmonter l'impasse" après 18 mois de crise.
La télévision officielle a ouvert son journal du soir sur la prestation de serment qualifiée d'"historique" du général Sleimane devant les députés, peu après son élection qui met fin à une longue crise politique.
"Le Liban est à sa juste place: le Liban arabe et uni, capable de surmonter l'impasse. Le Liban arabe et résistant a élu un nouveau président", a affirmé le présentateur du journal.
"Le nouveau président libanais entre au Palais de Baabda demain avec le feu vert de tous les Libanais et avec un vaste soutien arabe et international", a-t-il poursuivi.
La télévision syrienne a rappelé que cette élection "coïncide avec le 8e anniversaire de la victoire de la résistance libanaise vaillante ayant chassé l'ennemi israélien du sud du Liban" en 2000.
Hah !
En espérant que tout cela ne soit des « paroles paroles » comme chantait Dalida, je rentre dormir ce soir…
Et je rêve d’un avenir meilleur…
Ce soir, mon pays a un président !
Un président élu par le peuple….pour le peuple ? On verra !
Le Centre Ville respire....
Que va nous réserver le pays aujourd'hui?
Une question que je ne cesse de répéter a chaque fois que me lève le matin.
La vie dans notre pays est comme le Sudoku…un jeu avec plusieurs options…mais la différence c’est que quand tu perds dans la vie t’as pas trop de chance pour tout recommencer.
Je sens que je vis « in vitro », j’ai plus envie de travailler ni de penser…
Différemment aux « autres guerres » ( celle de Fath el Islam et de Juillet 06 ) ou j’avais
vraiment envie d’ « être journaliste ».
Hier en passant par la rue de Hamra, Un sentiment de malaise m’a hante.
L’odeur des pneus brûles, les images des magasins a terre, brûlés, effondrés, les bâtiments gruyère…
Mais ce qui m’ a vraiment frappe l’esprit, moi, qui n’a vécu la guerre civile qu’ a travers les films et les documentaires et les livres, c’était l’image des « miliciens » - tout comme le film West Beirut- qui « contrôlent » un des quartiers de Hamra..
Protégés par le drapeau de leur parti, ils « protègent « a leur tour les quartiers de Hamra…
C’est plus frustrant qu’absurde de les voir.
J’imagine combien ça va être difficile pour moi de reprendre le travail, a Hamra…
D’apprivoiser de nouvelles routes- labyrinthes…et d’avoir vraiment envie de passer mes jours dans cette ville, qui n’est plus la mienne…
Que nous réserve le pays aujourd’hui ? Et demain ? Et dans une semaine ?
On doit survivre pour le savoir.
En attentant…on espère…
J’espère donc je suis non ?!
Ah oui, autre chose…20eme report de la séance électorale au 10 juin ( sans blague :D )
Et une autre info qui m’a surpris hier, TF1 mes chers amis c’est trompee de pays…
Au lieu de localiser la ville de tripoli au Liban…eh bien la Libye est devenue le nouveau Liban
Enjoy !