De l'Elitisme

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  • : Ahlan wa sahlan! c'est le blog d'Elite , journaliste libanaise , jai 23 ans, j'aime changer trop de choses dans mon pays. Je l'aime fort ce Liban! Infuencée par Nadia Tueni,je vais essayer de raconter les chroniques d'une Jeunesse et d'un Pays!
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Mercredi 13 juin 2007

 

Apres chaque explosion, chaque assassinat, je me demande vraiment : et après, quoi?

 

Tu sens que tu perds ton pays, qu’il t’échappe… tu essaies de le récupérer mais « Ils » sont toujours plus forts que toi…

Tu le sens…tu sens que tu perds des gens, des figures , des expressions, des émotions auxquelles tu es habituée il y a plusieurs années maintenant..

Ces gens te manquent, Gibran me manque vraiment. Je me demande toujours, qu’aurait-il dit maintenant ? A ce moment ?

Aujourd’hui c’est Walid Ido.

Non, je ne désire surtout pas penser et analyser : qui ? Quoi ? Comment ? Et surtout ce comment !

« Ils », nos très chers « ils » étranglent les voies qui hurlent. Les plumes qui se révoltent, les sourires qui tuent.

Je vous haie ! Laissez nous vivre. Laissez nous passer un bon été. Donnez nous le temps de pleurer ces «  martyrs » de nous rappeler d’eux en temps de paix. Laissez nous écrire en joie, en paix, en amour….en couleurs…et pas en noir et blanc..

Laissez nous respirer, sortir, travailler, rendre hommage a un pays adoré et chéri par les milliers.

Laissez nous le droit de vivre….et de mourir …comme on veut..lorsqu’on veut…comme on veut..avec qui on veut..

 

Et demain quoi ? Demain qui ? Moi ? Toi ? Un touriste ? Un autre secouriste ? un nouveau député ? Un journaliste ? Un chiffonnier ? Un chanteur ? un président ? *hhmm*

Demain, le pays !

 

 

« Crois-tu que la terre s'habitue à tourner?
Pour plus de précision ils sont morts à plusieurs
par besoin de mourir
comme on ferme une porte lorsque le vent se lève
ou que la mer vous rentre par la bouche...

Alors
ils sont bien morts ensemble
c'est-à-dire chacun seul comme ils avaient vécu. »

 

Et vous me demandez la raison pour laquelle j’aime Nadia Tueni ?!

 

n.b : je déteste le fait que les chansons de Feyrouz ne me rappellent parfois que les moments difficiles par lesquels passe mon pays.

 

 

Par e*
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Jeudi 7 juin 2007

C’est quoi le prix qu’on doit payer pour en finir avec tout ce malheur?

L’économie ? La terreur ? Les nerfs ? La colère ?

Est-ce qu’on perd le Liban ? Est-ce qu’on l’irakise ?

A force d’aimer ce pays, je deviens un peu plus folle, un peu plus en refus total de tout ce qui passe autour de moi.

 

Je me rappelle d’un passage sans une des pièces de théâtre de Mansour Rahbani : « Si le roi s’en va, nous aurons un autre. Mais si la partie s’en va, nous n’aurons pas une autre patrie. »

 

Donc, ne me laissez pas perdre ma patrie !

Laissez vivre mon peuple, « en paix »

Laissez moi vivre !

 

Par e*
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Mercredi 6 juin 2007



" Nous nous sommes battus
pour le plaisir d'apprendre
l'orgueil de mourir.

Débris de vent,
calme chétif des matins
entre deux morceaux de ville.
"Combats acharnés".
"Nouvelles médiations".
"Parties concernées".
Lynche nos vingt ans l'asphalte des routes,
qui vont de l'espoir jusqu'à la violence,
tout comee autrefois,
nos adolescences.
L'autre camp (peut-on choisir sa démence?)
saigne de mille roses.
ON TIRE SUR UNE IDÉE ET L'ON ABAT UN HOMME
Toujours écarlate la puissance des mots,
plus meurtriers d'un geste.
Ceux qui vivent au soleil de la parole,
au cheval emballé des slogans,
ceux-là,
brisent les vitres de l'univers."
               Nadia Tueni,Archives sentimentales d'une guerre au Liban



Quel Liban je veux vraiment?
Pour qui se bat l'armee? Pour un pays? Une cause?Pour l'orgeuil de mourir?Quelle est la cause de la guerre?Qui a tort?Qui a raison? Qui est l'ennemi de ce groupuscule? moi?toi?le gouvernement? le pays? le pape? l'islam? qui?
Ils s'acharnent sur mon pays , le pays "des victoires impossibles" selon Ghassan Tueni.

HEH, MAIS POURQUOI PAS LE PAYS DES VICTOIRES PIEGEES,ASSASSINEES ET MORTES????!!!!

Par e*
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Mardi 5 juin 2007

 

 

La Colombie n’a jamais eu que des petits chefs de factions a sa tête. Nos vrais leaders ont été tous assassines. Ces hommes médiocres se font fait élire pour faire fortune avant de s’en aller profiter de la vie sous d’autres cieux.[..] Je suis le contraire d’eux. J’aime la Colombie, au point d’avoir fait les choix les plus douloureux pour avoir le droit d’y vivre. J’aime ce peuple parce que je sais qu’ayant été victime depuis plus de cent ans de la plus cruelle violence, il cache des trésors de courage et de passion. Sa folie collective est un appel au secours que le monde refuse d’entendre.

[…] Nous, colombiens, rêvons de paix, d’harmonie, de justice, et nous apprenons a nos enfants a vivre dans l’ingénuité pour ne pas perdre ce qui nous reste du paradis. Avec tels trésors, il ne sera pas difficile de construire la Colombie dont je rêve, dont nous sommes nombreux a rêver. […] Il faut inverser les forces, que ce qui est noir devienne blanc…je veux le faire.[…]

J’aime passionnément vivre, je n’ai pas envie de mourir. Tout ce que je construis en Colombie, c’est aussi pour avoir le bonheur d’y vieillir. Pour avoir le droit d’y vivre, sans craindre le malheur pour tous ceux que j’aime. »

                                                          Ingrid Betancourt, La rage au cœur, p.248

Ingrid a sorti  les mots que je voulais écrire. Tout ce qu’elle a dit sur « sa » Colombie, s’applique sur « mon » liban.

 Quand tu regardes ce qui se passe sur la scène politique ici, tu as juste le désir de tout changer, de bouleverser.

 Je me demandais ce matin, quel Liban je veux vraiment.

Je n’ai jamais pensé a le quitter pour d’autres pays, j’ai tenté une fois et je n’ai pas réussi. Rien semble me gêner, mais tout me gène dans ce pays. Je le découvre à force de me découvrir. J’en ai marre des mascarades, des shows on des politiciens, des tentes plantées ici et la, de l’extrémisme des uns, et de la naïveté des autres. Je ne peux plus supporter que les jeunes soient mal payés, abusés, aveuglés, sourds et muets. Je ne veux rien. Je veux juste vivre, s’affirmer et rester la….

 

 

Par e*
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Lundi 4 juin 2007

"Mon pays est mémoire
d'hommes durs comme la faim,
et de guerres plus anciennes
que les eaux du jourdain.
Mon pays qui s'éveille,
projette son visage sur le blanc de la terre.
Mon pays vulnérable est un oiseau de lune.
Mon pays empalé sur le fer des consciences.
Mon pays en couleurs est un grand cerf-volant.
Mon pays où le vent est un noeud de vipères.
Mon pays qui d'un trait refait le paysage.

Mon pays qui s'habille d'uniformes et de gestes,
qui accuse une fleur coupable d'être fleur.
Mon pays au regard de prière et de doute.
.....
Mon pays difficile tel un très long poème.
Mon pays bien plus doux que l'épaule qu'on aime.
Mon pays qui ressemble à un livre d'enfant,
où le canon dérange la belle-au-bois-dormant.

Mon pays de montagnes que chaque bruit étonne.
Mon pays qui ne dure que parce qu'il faut durer.
Mon pays  tu ressembles aux étoiles filantes, 
qui traversent la nuit sans jamais prévenir.
Mon pays mon visage,
la haine et puis l'amour
naissent à la façon dont on se tend la main.
Mon pays que ta pierre soit une éternité.
Mon pays mais ton ciel est un espace vide.

Mon pays que le chois ronge comme une attente.
Mon pays que l'on perd un jour sur le chemin.
Mon pays qui se casse comme un morceau de vague.
Mon pays où l'été est un hiver certain.
Mon pays qui voyage entre rêve et matin.
"
Nadia Tueni



Point!

Par e*
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Samedi 2 juin 2007

J'ai juste voulu que ce blog soit un espace d'expression. L'agora des mes pensées, des pensées beyrouthines. Des pensées sur un peuple têtu, une jeunesse désabusée et une situation mordique. J'ai juste voulu exister pour un moment, dans mon pays, le Liban....
Mon Liban a moi!
De Beyrouth, je lancerai ces idées, Beyrouth que je commence a approprier. 
Un jour, cette Beyrouth, deviendra la mienne, et je ne me perderai plus dans ces ruelles. 
Beyrouth, a l'odeur du jasmin, et de guerre, de jeunesse et de nostalgie.... Beyrouth , le patchwork, un peu de tout, Beyrouth, la "makhlouta"...
Un jour, mes amis, je serai la journaliste reporter qui changera tout ce qu'elle a voulu changer quand elle était encore étudiante....Un jour, a Beyrouth, de Beyrouth....

Par e*
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